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DIEN BIEN PHU

CINÉMA

Sortie en salles le 2 Mars 1992
Un film de Pierre SCHOENDOERFFER
Avec Donald PLEASENCE, Patrick CATALIFO, Jean-François BALMER

durée du film : 160 minutes
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Le film commence le 13 mars 1954 à 17 heures, une demi-heure avant que le Vietminh ne déclenche la bataille, qui va durer 57 jours et qui se terminera le 7 mai 1954, à 17 heures trente, par la chute du camp retranché et la capture des derniers survivants épuisés. Le destin d'un certain nombre de personnages, à Hanoï et à Dien Bien Phu (à 350 km à vol d'oiseau, dans le Nord-Ouest de la Haute Région du Tonkin), va nous faire vivre l'agonie inéluctable du camp retranché assiégé.

 

Le 13 mars 1954 donc, un petit groupe de soldats autochtones, commandé par un sergent (Luc LAVANDIER) attend avec philosophie aux abords immédiats du camp retranché. Un caporal sans affectation précise (François NEGRET), un peu marginal, est avec eux. Au même moment à Hanoï, Howard SIMPSON, journaliste et romancier américain renommé (Donald PLEASENCE) est en quête d'informations pour écrire son article quotidien. Il se rend d'abord à l'imprimerie d'un journal vietnamien dirigé par Monsieur Vinh (Long Nguyen Khac), un nationaliste. Il apprend, entre autres, que Béatrice VERGNES (Ludmila MIKAEL), une grande artiste, premier prix de violon du Conservatoire de Paris, en tournée en Extrême Orient, va donner le 30 mars une soirée de gala avec l'orchestre vietnamien du Grand Théâtre de Hanoï. A Dien Bien Phu, le sergent et le caporal assistent de leur point d'observation aux premiers tirs de réglage de l'artillerie Vietminh. H. SIMPSON, à Hanoï, se rend ensuite chez Ong Cop (Thé Anh), "Monsieur Tigre", un Chinois, qui dirige un tripot, où l'on risque de gros paris sur le jour du début de la bataille. A 17 heures trente, le sergent et le caporal contemplent le début de l'effroyable bombardement vietminh, prélude de la bataille. H. SIMPSON se rend chez une de ses amies eurasiennes (Maïté NAHIR), patronne d'une fumerie d'opium, qui a une vision pessimiste de l'avenir. A Dien Bien Phu, la nuit est tombée mais le bombardement n'a pas cessé. Une des collines fortifiées du camp retranché, "Béatrice", est sur le point de succomber. H. SIMPSON va au "Normandie", un bar fréquenté par des officiers de la Légion et des parachutistes, dont la patronne est une certaine Betty. Il y retrouve par hasard le capitaine de Kervéguen, un ami qu'il avait connu pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Kervéguen (Patrick CATALIFO), blessé légèrement, donne ce soir-là une petite fête pour remercier le sous-officier qui l'a sauvé de la mort, Thadé KORZENIOWSKI (Sava LOLOF). Kervéguen présente à H. SIMPSON ses camarades dont on va suivre la destinée tout au long du film. Il introduit SIMPSON dans ce "club" fermé, méfiant vis-à-vis des journalistes, qu'est le Corps Expéditionnaire. Outre Thadé, il y a là le lieutenant Ky (Eric DO), du 5ème Bataillon de parachutiste vietnamien, qui fut un peu Vietminh dans sa jeunesse, le père WAMBURGER (Raoul BILLEREY), le "padré", aumônier militaire, le lieutenant DUROC (Patrick CHAUVEL) de l'armée de l'air, ancien de "Normandie Niemen" (l'escadrille française libre qui combattit en Russie pendant la Seconde Guerre Mondiale), décoré de la médaille de "Héros de l'Union Soviétique", pilote de DC3 Dakota, un cameraman (Ludovic SCHOENDOERFFER) et un photographe (Igor HOSSEIN) du Service Cinématographique des Armées. Il y a aussi Béatrice VERGNES, la violoniste, qui est la cousine de Kervéguen, "la gloire de la famille", dit-il. A minuit, la colline fortifiée, "Béatrice", tenue par un bataillon de la Légion, a succombé à l'assaut Vietminh. Au "Normandie", la fête organisée par Kervéguen, touche à sa fin quand le capitaine MORVAN (Christopher BUCHHOLZ) de l'Etat Major, fait irruption dans le bar, à la recherche de son général introuvable, et annonce à nos amis la chute de "Béatrice". Ainsi commence la bataille. L'un après l'autre, nos amis vont sauter en parachute sur le camp retranché avec des renforts, pour en retarder la chute. D'abord le photographe, puis Kervéguen. Le 30 mars, Béatrice VERGNES, donne sa soirée de gala avec l'orchestre vietnamien, dans le Grand Théâtre brillant de tous ses feux, devant un public en tenue de soirée. C'est un triomphe tinté de mélancolie, car cette même nuit, des positions clés sont submergées par le Vietminh et la chute de Dien Bien Phu n'est évitée de justesse que par la détermination de quelques chefs subalternes et de leurs hommes. Un lieutenant d'artillerie (Maxime LEROUX) et Kervéguen entre autres. Au fil des jours, le bar du "Normandie" se vide peu à peu. Le cameraman saute sur Dien Bien Phu, la nuit où Béatrice VERGNES s'envole pour Hong-Kong, afin de poursuivre sa tournée de gala. C'est au tour de Thadé, qui n'est pas parachutiste, mais se porte volontaire avec beaucoup d'autres, puis du "padré", volontaire lui aussi, malgré son âge. Les positions fortifiées tombent les unes après les autres. Il y a des sursauts. Nous reprenons "Eliane 1" et "Dominique 2", qu'il nous faut abandonner faute de renfort. Grâce au courage de certain nombre, l'agonie du camp retranché est longue. H. SIMPSON se lie à un journaliste de l'AFP (Jean-François BALMER). Il va souvent chez Ong COP, le Chinois, parce que la hauteur des paris lui semble un bon critère de l'intérêt populaire pour la bataille. Nous reprenons une deuxième fois "Eliane1", mais l'étau se resserre. Dien Bien Phu se réduit comme une peau de chagrin. Les blessés qu'on ne peut évacuer débordent des antennes chirurgicales et des postes de secours. Dien Bien Phu agonise. C'est Verdun, Verdun sans la "voie sacrée" ; Duroc, le "héros de l'Union Soviétique", disparaît avec son DC3 Dakota. Le "Normandie" désert, n'est plus fréquenté que par SIMPSON. Une nuit d'ivresse, il y amène avec lui un artilleur sénégalais et un légionnaire, tous deux volontaires non parachutistes, qui n'ont pu embarquer dans les avions. La chute de Dien Bien Phu est imminente. "Eliane 2", notre dernière colline tient toujours. Kervéguen y monte en renfort avec une troupe disparate de tirailleurs nord-africains, de légionnaires, de parachutistes vietnamiens, de blessés encore capables de tenir une arme.

 

Le 7 mai, Kervéguen et les survivants de sa troupe reçoivent l'ordre de détruire leurs armes et d'attendre sur leurs positions. A dix-sept heures trente, le même jour, le Vietminh lance son dernier assaut. Les Français ne résistent pas. C'est alors un déferlement de milliers et de milliers de soldats vietminh, une marée humaine qui envahit les ruines du camp retranché. Séparés de leurs camarades de combats vietnamiens, les soldats du corps expéditionnaire quittent le camp retranché en longues colonnes de prisonniers. Nous apprendrons que près des trois-quarts de ces prisonniers ne reviendront jamais.

 

SCHOENDOERFFER Pierre

PLEASENCE Donaldactor

Acteur
Cinéma
1992 « DIEN BIEN PHU »

CATALIFO Patrickactor

Acteur
Cinéma
1992 « DIEN BIEN PHU »

BALMER Jean-Françoisactor

Acteur
Cinéma
1992 « DIEN BIEN PHU »

Howard Simpson

Donald PLEASENCE

Le capitaine Jegu de Kervelen

Patrick CATALIFO

Béatrice Vergnes

Ludmila MIKAEL

L'homme de l'AFP

Jean-François BALMER

Le lieutenant d'artillerie

Maxime LEROUX

Le Padré

Raoul BILLEREY

Le capitaine Morvan

Christopher BUCHOLTZ

Le caporal

François NEGRET

Le sergent Des Thais

Luc LAVANDIER

Le lieutenant Ky

Eric DO

M.Vinh

Long NGUYEN-KHAC

Thade Korzeniowski

Sava LOLOV

Le lieutenant Duroc, pilote de DC3

Patrick CHAUVEL

Le cameraman

Ludovic SHOENDOERFFER

L'eurasienne

Maïté NAHYR

L'adjoint de Ky

André PERON

Le photographe

Igor HOSSEIN

Than le démerdard

Philippe ROSTAN

Koulibali

Momo JOSEPH

Ong Cop (Monsieur Tigre)

The ANH

Cuc (la femme de Thade)

Thu AH

Le cyclo d'Howard

Le VAN NGHIA

Betty, la patronne du Normandie

Hoa DEBRIS


Dialogues, commentaires

Pierre SCHOENDORFFER

Réalisation, scénario

Pierre SCHOENDORFFER

Producteur délégué

Jacques KIRSNER

Musique

Georges DELERUE

Photo

Bernard LUTIC

Ingénieur du son

Michel LAURENT

Chef monteur

Armand PSENNY

Montage son

Ludovic SHOENDOERFFER

Mixage

William FLAGEOLLET

Effets spéciaux

Olivier ZENENSKI

Premiers assistants à la mise en scène

Jean-Pierre MARICOURT

Frédéric SCHOENDOERFFER

Directeurs de production

Jean-Charles SMITH

Madame Bach DIEP

Photographe

Patrick CHAUVEL

Chef décorateur

Raoul ALBERT

Ensemblier

Pierre SICRE

Chef maquilleuse

Christian SAUVAGE

Chef coiffeuse

Joëlle DOMINIQUE

Costumes

Olga PELLETIER

Chef constructeur

Jacques SALESSE

Chef menuisier

Christian DECAIX

Chef peintre

Xavier BUFFIN

Chef machiniste

Roland GAUTHERIN

Chef électricien

Michel CRETEL

Régisseur général

Philippe GAUTIER

Professeur de violon de Madame Ludmila Mikaël

Devy ERLIH

Casting comédiens

Frédérique MOIDON

Casting figuration

Booby PACHA


BANDE ANNONCE - EXTRAIT
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    DIEN BIEN PHU - Extrait
REVUE DE PRESSE

LE CINÉASTE ET ROMANCIER PIERRE SCHOENDOERFFER EST MORT - L'Express

Le réalisateur de La 317e section et de Dien-Bien Phu s'est éteint à l'âge de 83 ans des suites d'une opération.
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