LES CAPRICES D'UN FLEUVE
CINÉMA
Un film de
Avec Anna GALIENA, Thierry FREMONT, Richard BOHRINGER,
Bernard GIRAUDEAU, France ZOBDA
durée du film : 111 minutes

HERVE BOURGES, LES BRAISES ET LA LUMIERE
LE PETIT POUCET
JE RETOURNE CHEZ MA MERE
ALBUM(S) D'AUSCHWITZ
COMME CHEZ SOI...
DANS LA TÊTE D'AL QAIDA
1966 : L'ADIEU AUX AMERICAINS
LE TEMPS DU SILENCE
EMPREINTES : JORGE SEMPRUN
LA BELLE ENDORMIE
CAVALIERS SEULS
LE TEMPS DE LA KERMESSE EST TERMINE
AH ! C'ÉTAIT ÇA LA VIE !
BARBE BLEUE
BULLES DE VIAN
DU COTE DE CHEZ VIAN
DES POUPEES ET DES ANGES
LA CAPTURE
ENFIN SEUL(S)
NOTABLE DONC COUPABLE
UNE VIEILLE MAÎTRESSE
LE MAS DES ALOUETTES
LA FRANÇAISE DOIT VOTER !
L'ONCLE DE RUSSIE
VIOLENCES CONJUGALES EN GUISE D'AMOUR
OUTREAU, AUTOPSIE D'UN DESASTRE
LA VIE EST A NOUS !
MON FILS D'AILLEURS
LE CRIME DES RENARDS
DE GAULLE INTIME
L'HOMME AU NOM GUILLOTINE
GARDE A VUE
LE MONDE SELON BUSH
LE PAYS DES ENFANTS PERDUS
DEMAIN NOUS APPARTIENT
VOUS ETES DE LA REGION ?
ANATOMIE DE L'ENFER
UN PARCOURS ALGÉRIEN
LES FEMMES ONT TOUJOURS RAISON
LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES
HOPITAL SOUTERRAIN
UN 8 JUILLET A SEVILLE
L'AUBE INSOLITE
SEX IS COMEDY
CONFESSION D'UN DRAGUEUR
A MA SOEUR !
LA FAUTE À VOLTAIRE
DE TOUTE URGENCE
L'INCONNUE DU VAL PERDU
COEUR ALLUMÉ
A BICYCLETTE
PARENTS A MI-TEMPS 2
TGV
ROMANCE
HÖLDERLIN LE CAVALIER DE FEU
BANDITS
LA TRESSE D'AMINATA
PERIL EN MER
PRISE AU PIEGE
BOB LE MAGNIFIQUE
LA COURSE DE L'ESCARGOT
MARTHE
LA BASTIDE BLANCHE
TONKA
TOUT CE QUI BRILLE
LA DISGRACE
POLICIER (POLIZIOTTI)
JANE EYRE
L'HUILE SUR LE FEU
PASOLINI MORT D'UN POETE
LES CAPRICES D'UN FLEUVE
L'AMOUR A L'OMBRE
MARIO ET LE MAGICIEN
CONFIDENCES A UN INCONNU
TOUS LES HOMMES SONT DES MENTEURS
JE M'APPELLE REGINE
LE GARCON SUR LA COLLINE
PARENTS A MI-TEMPS
LA JEUNE FILLE ET LA MORT (DEATH AND THE MAIDEN)
BARNABO DES MONTAGNES
LE VENT DE L'OUBLI
KILLER KID
LA BELLE DE FONTENAY
L'AFFAIRE
PUSHING THE LIMITS
ELLES NE PENSENT QU'A CA
BONSOIR
LA REGLE DE L'HOMME
LA CHAMBRE 108
LA NUIT SACREE
ISABELLE EBERHARDT
ARMEN ET BULLIK
LOIN DU BRESIL
LEOLO
BEZNESS
DIEN BIEN PHU
IL MAESTRO
TAK-TAK
RIO NEGRO
LE BRASIER
LES MOUETTES
PASSEE SOUS SILENCE
CHAMBRE A PART
OLYMPE DE NOS AMOURS
CHINE MA DOULEUR
LA MADONE ET LE DRAGON
LES NOCES BARBARES
SOUS LE SOLEIL DE SATAN
L'ETE EN PENTE DOUCE
LE GRAND CHEMIN
SALE DESTIN
JOUR ET NUIT
LA FEMME SECRETE
TROIS HOMMES ET UN COUFFIN
DUST
LA VIE DE FAMILLE
" Mon histoire commence ce jour de 1787 sur les prés d'un château d'Anjou. Ce fut mon dernier duel et mon premier jour... Le roi m'exilait sur les côtes d'Afrique comme Gouverneur d'une minuscule colonie, un comptoir de sable livré aux caprices d'un fleuve."
L'AFRIQUE EST JEUNE
Jean-François rencontre une Afrique apparemment immobile depuis des siècles. La transmission des traditions et de la culture est orale, c'est donc un pays qu'il faut écouter, qu'il faut prendre le temps de découvrir. L'Afrique est jeune, rappelle Pierre Combaud (Thierry Frémont), Jean-François la découvre peu à peu. C'est un film physique où tout découle de la rythmique africaine. Jean-François est fasciné par ce continent, ce corps noir. Il erre sur le fleuve à la recherche de lui-même à la reconnaissance de l'autre, de cette différence.
LA REVOLUTION ET L'AFRIQUE
La Révolution Française bouillonnait loin de l'Afrique. Les lettres mettaient des semaines à arriver, un bateau passait tous les six mois... le temps s'étirait dans l'ignorance. La pensée des philosophes, Beaumarchais, Rousseau, Diderot, Marivaux, et le travail des abolitionnistes n'arrivaient sur les rivages africains que dans les cales des bateaux négriers. Que de distance et de chemin à parcourir. Certes, l'abolition des privilèges était liée à la Révolution, mais on s'en souciait peu en Afrique. La traite des nègres et le commerce de l'or battaient leur plein, trop de gens avaient intérêt à entretenir les petites guerres entre les rois noirs, impliquant même des affranchis qui avaient des parts dans le commerce des négriers. Napoléon, bien après la Révolution, rétablira officiellement un esclavage qui n'avait été aboli que dans les textes. Le titre de citoyen ne changea rien. Tout se passait en France et Jean-François de la Plaine (Bernard Giraudeau), le Commandant de Blanet (Richard Bohringer) et Pierre Combaud y étaient impuissants. Jean-François n'est pas un héros libérateur, c'est un défricheur, troublé par sa propre ignorance.
LA VOLONTE ROMANESQUE
Sur le fleuve, les navires emportaient avec eux un peu de cette France laissée au vent de l'oubli et voguaient vers un autre monde pour se préparer à d'autres tourmentes. L'aventure humaine, celle de notre découverte, nourrit la volonté romanesque du film. L'Afrique du XVIIIème siècle, celle de l'imaginaire ou du vécu, véhicule nos sentiments, nos contradictions et nos émotions. Au travers de ces turbulences, se raconte l'épopée de Jean-François, Gouverneur d'un comptoir de sable, bousculé par l'histoire. Flibustiers, pirates et corsaires, comptoirs, négriers et trafiquants sont la toile de fond sur laquelle se dessinent, au rythme de ce fleuve, les personnages d'une des époques les plus troubles de notre histoire.
LES CAPRICES D'UNE INITIATION
Poussée par les vents d'ouest, la flotte du gouverneur glisse sur le fleuve ; Jean-François le remonte à contre courant. Le choc de cette rencontre n'est pas réaliste, le cinéma est fiction et folie, à l'instar de Jean-François de la Plaine, exilé avec son clavecin, loin de Bach et de Mozart, au beau milieu de la forêt ; confrontant sa propre culture à celle de l'Afrique. Remonter le fleuve... un caprice de la vérité. Vérité aussi du Pygmalion de quarante-cinq ans, qui cède à l'injonction de sa fille d'en faire une femme : "Je suis une femme alors regarde-moi comme une femme". Pourtant, au départ, ce libertin cultivé ne sent pas l'immanence de la Révolution Française, ni même la sienne d'ailleurs, d'où le sujet du film... Quand il quitte la France en 1785, le pays vit dans l'aisance de la royauté des nobles, la misère pour le peuple. Jean-François de la Plaine part faire son métier de gouverneur, c'est un exil, une prison redoutable. Il est raciste, comme on pouvait l'être à l'époque, comme on l'est aujourd'hui. La servitude en France n'était pas glorieuse et ressemblait fort à l'esclavage. Jean-François n'avait aucune raison de s'offusquer à la vue d'un noir maltraité. Seul le commerce de cet esclavage de masse et la vue des chaînes réussiront à le destabiliser. Projeté dans un univers totalement différent, il sera fasciné par la jeunesse du continent, troublé par ce qu'il croit être de l'immobilisme, et se passionnera tout simplement, découvrira, aimera... Que lui serait-il arrivé pendant la Révolution... on le devine. Mais un autre destin l'attend, cet homme du Siècle des Lumières va peu à peu laisser se mêler au son du clavecin et de la flûte, celui du feu, des percussions, des parfums, des odeurs, de la sensualité. Il va observer Pierre Combaud, estimer de Blanet, s'interroger sur cet autre bonheur, la beauté, les chants. Il va aimer la réponse à ses questions, et les choix de l'Afrique. La providence mettra sur sa route, sous forme de cadeau, une petite esclave à laquelle il s'attachera et avec laquelle il achèvera sa propre révolution ; elle sera sa fille, sa femme, et la mère de son enfant, elle sera son amour et son histoire. Elle est symbole, reflet de sa douleur et éclat de son parcours. Il a fait la rencontre de l'Autre. Son retour sera le véritable exil.
L'INACCEPTABLE NORMALITE
La gageure du film était de suggérer une effrayante normalité, sans voyeurisme. Le servage en France n'était pas plus glorieux que l'esclavage, il était le quotidien du peuple, à l'instar des domestiques qui dormaient devant la porte de leur maître, cette misère-là ne se cachait pas. On embarquait les esclaves de nuit, on les entassait par centaines dans les bateaux négriers et les marchés de la traite n'étaient que la vitrine de ce commerce avilissant. La noblesse n'allait pas à fond de cale et fréquentait peu les maisons aux esclaves, pourtant situées juste à côtés des leurs. La violence et l'horreur de cet esclavage n'est pas visible au regard volontairement aveugle. Aujourd'hui encore, nous acceptons la misère quotidienne, nous passons à côté d'elle sans la voir. L'esclavage n'a été officiellement aboli dans certains pays d'Afrique que lors de cette dernière décennie. Notre regard d'aujourd'hui a-t-il profondément changé ? Il faudra donc à Jean-François des révélateurs pour éveiller sa curiosité, sa prise de conscience, provoquer son étonnement, son trouble et sa maturation. La musique, l'amour, l'amitié du Commandant de Blanet et de son aide de camp, Pierrre Combaud et les échos lointains de la Révolution Française seront à l'origine de son évolution au sein de cette inacceptable normalité. .

GALIENA Anna
Cinéma
1996 « MARIO ET LE MAGICIEN »

FREMONT Thierry
Cinéma
1987 « LES NOCES BARBARES »

BOHRINGER Richard
Cinéma
1987 « LE GRAND CHEMIN »

GIRAUDEAU Bernard
Cinéma
1999 « TGV »

ZOBDA France
Cinéma
1996 « LES CAPRICES D'UN FLEUVE »
Un film de Bernard GIRAUDEAU
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|
JEAN-FRANCOIS DE LA PLAINE |
| Bernard GIRAUDEAU |
COMMANDANT DE BLANET |
| Richard BOHRINGER |
PIERRE COMBAU |
| Thierry FREMONT |
MONSIEUR DENIS |
| Roland BLANCHE |
L'ABBE FLEURIAU |
| Raoul BILLEREY |
AMELIE |
| Aissatou SOW |
ANNE BRISSEAU |
| France ZOBDA |
MONSIEUR DE KERMADEC |
| Olivier ACHARD |
LE CHEVALIER DE MARCERA |
| Vincent DEBOUARD |
LE CHIRURGIEN MAJOR |
| Frédéric LORBER |
LE CAPITAINE FRANCAIS |
| Christian RAUTH |
LE MAITRE DES LANGUES |
| Smaïl MEKKI |
HANNIBAL |
| Moussa TOURE |
En France |
|
|
LOUISE DE SAINT AGNAN |
| Anna GALIENA |
HENRI DE BREUIL |
| Pierre ARDITI |
MONSIEUR DE SAINT-CHAMONT |
| Jean-Claude BRIALY |
LA VIEILLE DUCHESSE |
| Marie DUBOIS |
MONSIEUR DE LA MALENE |
| Lambert WILSON |
ESTHER |
| Brigitte ROUAN |
EMMA |
| Isabelle OTERO |
ELEONORE |
| Sophie ARTHUR |
IPHICRATE |
| Jean-Claude JAY |
NICOLAS DE SAINT-JAMES |
| Philippe LAUDENBACH |
LA VIEILLE DAME |
| Madeleine MARIE |
MADAME DE LA MALENE |
| Victoire THEISMANN |
LA PETITE DEMOISELLE |
| Sara GIRAUDEAU |
LE TEMOIN |
| Pierre BENZAKEIN |
En Afrique |
|
|
LE COMMANDANT FRANCAIS |
| Laurent ARNAL |
ZOE |
| Aminata DIAKHATE |
ALI BONKO |
| El Hadj DIENG |
JOB |
| Mansour DIOUF |
NAIMA (PETITE) |
| Aïssatou FAM |
NAIMA (GRANDE) |
| Fama FAM |
LE CAPITAINE PORTUGAIS |
| José FERNANDES |
MAKOUTA |
| Thierno N'DIAYE |
LE GUERRIER MANDINGUE |
| Ibrahima N'DIAYE |
SIMEON |
| Assane SAGNA |
Le Chef des Guerriers de la Pluie |
| Samba WANE |
AMELIE (12 ANS) |
| Aïssata GAYE |
|
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Mise en scène |
| Bernard GIRAUDEAU |
Scénario et dialogues |
| Bernard GIRAUDEAU |
Directeur de la Photographie |
| Jean-Marie DREUJOU |
Directeur de production |
| Philippe SHWARTZ |
Responsable de la production au Sénégal |
| Moussa TOURE |
Conseiller technique équestre |
| Mario LURASCHI |
Assisté de |
| Pascal MADURA |
1er assistants réalisateur |
| Patrick MEUNIER |
2ème assistants réalisateur |
| Frédéric DDOUILHAT |
Scriptes |
| Lucile CHRISTOL |
Chef monteuse |
| Annick SALY |
Cadreurs |
| Jean-Paul MEURISSE |
1ere assistante opérateur |
| Isabelle CZAJKA |
Assistant son |
| Martin BOISSEAU |
Chefs costumières |
| Marylin FITOUSSI |
Habilleuses |
| Maria DAPINA |
Chef maquilleuse |
| Gill ROBILLARD |
Chef coiffeuse |
| Agathe DUPUIS |
Décorateur ensemblier |
| Alain PITREL |
Régisseur décoration |
| Pape M'BENGUE |
Régisseurs d'extérieurs |
| Jean-René COULON |
Accessoiriste |
| Michel CONCHE |
Effets spéciaux |
| Georges DEMTREAU |
Chefs constructeurs |
| Patrick VERON |
Constructeur |
| Serge RECORBET |
Menuisiers |
| Michel MERCIER |
Peintres décorateurs |
| Hélène IMBERT |
Chefs électriciens |
| Jean-Claude REUX |
Chefs machinistes |
| Jean-Pierre MAS |
Assistante monteuse image |
| Valéry-Anne SARCY |
Chef monteuse son |
| Emmanuèle LABRE |
Bruiteur |
| Jean-Pierre LELONG |
Ingénieur du son bruitage |
| Anne LE CAMPION |
Ingénieur du son mixage |
| William SCHMIT |
Administratrices de production |
| Bernadette ZINCK |
Régisseurs généraux |
| Jean-Marc ABBOU |
Photographe de plateau |
| Alain Denis |

















REVUE DE PRESSE