Pour moi, ce film était un défi d’acteur et d’homme. Le scénario était complexe, les textes élaborés au point que je ne pensais pas être capable de les dire – le français n’est pas ma langue maternelle. Mais Catherine m’a fait confiance et cela m’a motivé. Jouer m’a toujours intéressé, même dans des productions X.
Revue de presse
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19 juin 2015
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19 juin 2015
J’ai toujours travaillé sur des films de silence, de non-communication, avec très peu de dialogues, pratiquement pas de musique. Je désire aborder aujourd’hui un sujet qui est entièrement construit sur la communication, un film de dialogues et de monologues. Il s’agit d’ailleurs d’une confession.
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Cette nouvelle de Thomas Mann est d’une grande actualité politique et littéraire. Malgré les couleurs de l’époque, les costumes et les décors d’autrefois, c’est une histoire d’aujourd’hui qui parle de séduction, d’amour, de haine, de jalousie, de meurtre et de pouvoir : des thèmes vieux comme le monde, vieux comme la vie !
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Je ne voulais pas tomber dans les pièges d’un ” film à idées “, qui dessert souvent les idées qu’il est censé défendre. Une lecture politique est bien sûr possible, mais elle ne fait pas le film. Je voulais vraiment ménager plusieurs niveaux de lecture, et que le film reste ouvert aux interprétations, dans une forme proche du conte arabe, qui illustre avant tout un certain plaisir de raconter.
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19 juin 2015
Le cinéma et la littérature connaissent deux sortes de héros : le “Centrifuge” et le “Centripète” : celui qui cherche et celui vers lequel tout converge ; le Détective, le Cow-boy et la femme Fatale, Lancelot et Citizen Kane. Natalia (Sandrine Bonnaire) a la particularité d’être une héroïne des deux types : elle court à la poursuite d’elle-même et de sa liberté tout en étant le centre des regards et des convoitises.
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Le désir d’un film est impalpable. Il surgit d’impressions : un visage, un lieu peuvent suffire à donner l’impulsion. Mais reste ensuite à forcer le réel pour obtenir qu’il délivre la fiction.
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“Il y a une question à laquelle on aimerait n’avoir jamais à répondre : pourquoi ce film ?”
Tôt ou tard cependant – et cela semble vraiment inévitable – le moment vient, et alors on s’échine à trouver une réponse. -
« Une Vieille Maîtresse », c’est la parabole d’une liaison qui semble passée, et dont on mésestime la force car on la croit usée par la durée ; -lorsqu’elle n’est qu’un volcan très momentanément endormi.
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On a parlé de Jallel, pendant de longues rencontres, ce qui était une manière de se découvrir l’un l’autre, de faire se rencontrer nos deux visions des choses. Abdel m’a vite fait comprendre qu’il ne voulait pas un jeu prémédité, trop conscient de ses effets. Il voulait qu’au contraire je puisse me libérer le corps et l’esprit et m’ouvrir aux différentes sensations que pouvaient éprouver le personnage.
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Je préfère ne pas me prononcer sur la nature profonde de l’homme. Chacun de nous est-il susceptible de virer dans certaines conditions ? Ce serait trop effrayant, je n’arrive pas à l’imaginer, et pour ce qui me concerne, je me vois mal devenir un bourreau. Je pense plutôt que le bien et le mal coexistent en chaque homme à des degrés divers, mais que le bien finit par triompher. Sinon, nous ne serions pas là.
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